5 442 Indonésiens en France, aucun mort
Le ministère des Affaires étrangères assure qu'aucun citoyen indonésien n'a été victime de la vague de manifestations qui s'étend en Europe. La directrice de la protection des WNI au sein du Kemlu, Heni Hamidah, indique que 5 442 WNI sont recensés en France et que, jusqu'au jeudi (22/10/2026), aucun d'entre eux n'a été blessé ni affecté.
Le Kemlu a également précisé qu'aucune alerte aux voyages officielle n'avait encore été émise pour les pays touchés par les manifestations. Le Kemlu appelle toutefois tous les WNI à renforcer leur vigilance, à éviter les lieux de manifestation et les attroupements, ainsi qu'à adapter leurs projets de voyage pour anticiper les perturbations des transports et à suivre les directives des autorités locales.
Pour les citoyens indonésiens ayant besoin d'une aide d'urgence, le ministère des Affaires étrangères met à disposition les hotlines de l'ambassade d'Indonésie à Paris au +33-6-2112-2109 et de l'ambassade d'Indonésie à Rome au +39-338-954-2333.
La démocratie s'étend à quatre pays
La vague de manifestations contre la hausse du coût de la vie a atteint son apogée samedi (17/10/2026). Le mouvement, parti de protestations de lycéens et d'étudiants sur la qualité de l'éducation depuis le 18 septembre 2026, s'est ensuite élargi en une « convergence des luttes » : le syndicat italien CGIL, le mouvement des Yellow vests, des ouvriers, des groupes de gauche et des activistes climatiques ont défilé dans les rues.
Des manifestations ont été recensées en France (Paris, Nancy, Limoges, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux), en Belgique (Bruxelles, Liège), en Italie (Milan, Rome, Turin, Bologne), ainsi qu'au Portugal (Lisbonne). En France, environ 550 000 personnes sont descendues dans la rue selon le ministère de l'Intérieur — le syndicat CGT revendique 800 000, dont 110 000 à Paris. Entre 1 200 et 2 500 personnes ont été arrêtées et 150 policiers ont été signalés blessés. En Belgique, 195 personnes ont été arrêtées au milieu de gaz lacrymogènes et de canons à eau ; en Italie, des affrontements ont eu lieu sur la Piazza del Duomo, à Milan, et à Rome. Environ 1 500 commerces ont été endommagés et l'hôtel de ville de Limoges a brûlé. Le gouvernement français a même instauré un couvre-feu dans plusieurs villes le 19 octobre 2026.
Les déclencheurs sont multiples : hausse du coût de la vie et des prix des carburants, pénurie d'enseignants et de financements pour l'éducation, et dégradation des services publics. En Italie, les actions sont présentées comme un « No Meloni Day » ainsi qu'une protestation contre la guerre, tandis qu'au Portugal, les manifestants dénoncent des prix immobiliers qui ont doublé depuis 2017. Certaines actions ont dégénéré en émeutes, pillages et incendies commis par des pilleurs opportunistes.
WNI interdits de participer aux manifestations
Le ministre des Affaires étrangères Arrmanatha Nasir a souligné que les citoyens indonésiens (WNI) ont interdiction de participer à des manifestations ou de s'impliquer dans les affaires politiques locales du pays où ils résident. Les WNI sont invités à se concentrer sur leurs activités d'études et de travail respectives.
Cette recommandation constitue un guide pratique pour des milliers de WNI en Europe : éviter les attroupements, suivre l’évolution de la situation auprès des sources officielles, préparer un plan de voyage de secours et contacter sans délai la hotline de la KBRI en cas de situation d’urgence.






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