ISPU 1.247, Air Catégorie Dangereuse
La ville de Palangka Raya, au Kalimantan central, est enveloppée d'un épais brouillard de fumée causé par les incendies de forêt et de terres (karhutla) le samedi 24 octobre 2026. Les données du Dashboard Karhutla de la ville de Palangka Raya, rapportées à 11h00 WIB, indiquent que l'indice standard de pollution de l'air (ISPU) a atteint 1.247, ce qui signifie que la qualité de l'air se situe dans la catégorie dangereuse.
Au niveau provincial, l'ISPU du Kalimantan central a même atteint 1.533 à 08h00 WIB le même jour. Ces chiffres indiquent que l'air respiré par les habitants dépasse largement les limites de sécurité et présente des risques pour la santé, surtout en cas d'exposition répétée.
Visibilité inférieure à 100 mètres
La brume de fumée recouvre plusieurs zones de la ville, notamment Jalan Yos Sudarso, Bundaran Besar et Jalan Tjilik Riwut, avec une visibilité estimée à moins de 100 mètres dans certains endroits. À Jalan RTA Milono, les automobilistes continuaient de circuler au milieu des volutes de fumée samedi après-midi, la vue vers les bâtiments et les véhicules au loin étant très limitée.
Un impact similaire s'est produit sur l'axe sud du Trans Kalimantan, du district de Pulang Pisau à la ville de Palangka Raya, sur environ cinquante kilomètres. Une fumée épaisse et jaunâtre a fait chuter drastiquement la visibilité des conducteurs à moins de cent mètres, contraignant les chauffeurs à ralentir pour des raisons de sécurité.
Tourbières asséchées et brûlis de terres, les facteurs déclenchants
Cette situation est aggravée par l'étendue de la répartition des tourbières dans la région. Les tourbières qui s'assèchent pendant la saison sèche sont très facilement inflammables et difficiles à éteindre, car le feu peut se propager sous la surface du sol jusqu'à plusieurs mètres de profondeur.
Les incendies sur les tourbières produisent des particules fines (PM2.5) bien plus concentrées et toxiques que les incendies sur des terres minérales ordinaires. Outre les conditions météorologiques extrêmes et la sécheresse prolongée, les activités de défrichement par brûlage non contrôlé sont souvent à l'origine de nouveaux points d'incendie.
Les habitants invités à limiter leurs activités en extérieur
Des habitants se plaignent d'essoufflement lorsqu'ils vaquent à leurs occupations à l'extérieur, et des automobilistes affirment devoir redoubler de prudence car les conditions de l'air ne sont pas habituelles. Les risques sanitaires les plus élevés menacent les enfants, les personnes âgées ainsi que les habitants souffrant de problèmes respiratoires.
Les habitants sont invités à renforcer leur vigilance, à limiter les activités en plein air tant que la qualité de l'air reste dans la catégorie dangereuse, et à réduire les activités physiques susceptibles d'augmenter l'exposition aux polluants. Par ailleurs, le smog persistant pèse également sur l'économie des habitants, depuis la perturbation des activités quotidiennes jusqu'à la baisse des déplacements dans la zone urbaine.











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